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Muséum d'histoire naturelle

Façade du Muséum d'Histoire Naturelle - Philippe Bréard

Installé dans l'ancien prétoire du XVIIIe siècle, il présente des collections de paléontologie, zoologie ainsi que 8000 dessins et manuscrits du naturaliste Charles Alexandre Lesueur (collection unique au monde). Le Muséum propose aussi un programme annuel d’expositions temporaires, des visites guidées et des animations pour le jeune public, etc.

Site Web du Muséum

Adresse :
Place du Vieux Marché
76600 Le Havre
Tél. : 02 35 41 37 28
Contact : museum@lehavre.fr
Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h >>> Fermé le jeudi matin et le lundi - les 25 décembre, 1er janvier, 1er et 8 mai, 14 juillet, 11 novembre
Guide audio :
Au fil des visites Ville d'art et d'histoire

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>>> Renseignements : 02 35 41 37 28
>>> Réservation visites guidées et ateliers : 02 35 54 75 90.

Entrée libre
Seuls le cabinet de dessins et la salle d'animation jeune public, situés au rez-de-chaussée, sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Bibliothèque du Muséum
La bibliothèque qui regroupe un fonds sur la nature et l'environnement est actuellement fermée pour permettre son réaménagement et la mise en ligne de ses collections.
Renseignements au 02 35 54 17 32 ou par courriel : eveline.gueret@lehavre.fr

Au fil de la visite Ville d'Art et d'Histoire

Le bâtiment :

En 1758 la ville du Havre se dote d’un Prétoire. Il est affecté à différentes juridictions, dont celle de l’Amirauté.

Le bâtiment de style classique est implanté à l’extrémité est de la place des Cannibales (actuellement place du Vieux-Marché). Il est édifié en pierre de Caumont (soubassement), de Quilly, de Saint-Leu et de Trosly.
Il est composé de deux corps latéraux encadrant un corps central. L’escalier monumental avec sa rampe en fer forgé à panneaux dessert le premier étage. La façade ouest et la cage d’escalier sont classées. Le tympan de la porte d’entrée est orné d’une ferronerie. Le corps central du bâtiment est surmonté d’un fronton triangulaire anciennement orné. Si la corniche et les balustres sont d’origine, la morphologie de la toiture a évolué au cours du temps.

L’affectation juridictionnelle du bâtiment, devenu tribunal après la Révolution, est abandonnée en septembre 1876. En 1877, la Société Géologique de Normandie souhaite exposer ses collections et veut y associer le Muséum de plus en plus à l’étroit dans les deux galeries qu’il occupe depuis 1847 au rez-de-chaussée d’un bâtiment public tenant lieu simultanément de Musée des Beaux-Arts et de Bibliothèque.
L’ancien Palais de justice est alors proposé par la Ville afin d’y organiser la manifestation : le succès étant au rendez-vous, la Ville décide d’attribuer définitivement les locaux au Muséum, en 1881.

Entièrement détruit lors des bombardements de septembre 1944, le bâtiment est restauré et ouvert au public en 1973.
Il abrite des collections de paléontologie, zoologie, préhistoire, ainsi que le fonds iconographique (environ 8 000 dessins et manuscrits) de Charles-Alexandre Lesueur.

Charles-Alexandre Lesueur (1778-1846)

  Dessinateur naturaliste d’origine havraise, voyage, découvre et dessine en mission officielle ou de manière indépendante. Il voyage principalement en France, aux Terres Australes (Australie) avec l'expédition de Nicolas Baudin (1800-04) actée par Bonaparte puis aux Etats-Unis et offre autant de témoignages de ces régions au début du XIXe siècle.
Lesueur peint à la loupe, à l'aide d'un pinceau ne portant que deux ou trois poils. Lorsqu'on regarde une aquarelle sur vélin à la loupe, le dessin prend corps dans un relief surprenant.
L’exposition des dessins nécessite de contrôler strictement la température, l’hygrométrie et la lumière de leur salle de présentation. Malgré ces précautions, l'exposition d’un dessin durant trois mois est suivie d’un temps de repos en réserve de trois années consécutives.

Afin de découvrir cette collection exceptionnelle d’arts graphiques d’essence naturaliste, le Muséum présentera chaque année quatre expositions de dessins, au rythme des changements de saisons.

Le Havre au XVIIIe siècle

À la fin du XVIIIe siècle, au moment où s’élève la maison de l’Armateur, les grands travaux d’embellissement du Havre, officiellement décidés par Louis XVI le 27 juin 1786, sont en chantier jusqu’aux années 1830. Le plan, dessiné sous les ordres de l’ingénieur des Ponts et Chaussées François-Laurent Lamandé, prévoie l’extension de la ville vers le Nord, le creusement des bassins du Commerce et de la Barre et la démolition partielle de la citadelle, construite sous le gouvernement de Richelieu.

Trois nouveaux quartiers sont prévus :

  • le premier, au sud, maintenant disparu, s’édifie sur l’emplacement de la citadelle, autour d’une vaste salle de spectacles de 1200 places inaugurée en 1789, œuvre de l’architecte parisien Jean-Louis Archangé (elle a brûlé en 1810) donnant sur une place Louis XVI.
  • le second quartier, à l’origine destiné aux négociants, est construit autour des nouveaux bassins,
  • et le troisième sur l’emplacement du parc aux bois de la marine (actuellement celui du Volcan).

Les navires de commerce accostent alors sur « le Grand Quai » (actuel quai de Southampton) : le bassin du roi étant réservé aux vaisseaux de la marine royale.

À l’angle ouest s’élève, « l’hôtel de Fermes » ou la « Romaine », (1756-1759) œuvre de l’architecte Mathieu Le Carpentier, où La Fayette a résidé (Plaque). Non loin, le bâtiment de l’Arsenal, bâti sous Louis XIV et rénové en 1776, certainement par Paul-Michel Thibault, précède les chantiers de constructions navales, installés sur le quai nord.

Sur le quai est se trouvent les bâtiments des commissaires du port, puis les casernes de la marine.

Tout cet ensemble a été démoli à partir des années 1830, Le Havre n’étant plus considéré alors comme port militaire. Seul l’arsenal, détruit en 1944, avait été conservé.

La famille Thibault 

La domination de l’entreprise Thibault sur les grands travaux des Ponts et Chaussées dans la généralité de Rouen à Honfleur, puis Rouen et Le Havre, a été considérable entre 1765 et 1800.

François-Thomas (1737-1793) et Jean-Louis Thibault (1739-1812), ont été les principaux adjudicataires au Havre pour les digues, les bassins, les quais et les écluses. Leur frère Paul-Michel (1735-1799), architecte de la ville et entrepreneur des fortifications, a enlevé tous les marchés pour le compte des ingénieurs du roi à partir de 1781. Ses compétences ont été sollicitées de plus par la municipalité lors de l’élaboration des plans de la nouvelle ville à partir de 1787 (Plan Lamandé).

Outre la « Maison de l’Arrmateur », il avait édifié d’autres maisons aujourd’hui détruites, participé à de nombreux travaux urbains, dont la restauration de l’Arsenal, et élaboré des plans de jardins.

 

En savoir plus sur le dossier "Découverte de la cité maritime : de la cathédrale Notre-Dame à la gare ferroviaire"

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