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Architecture du musée Malraux : un écrin de lumière

Exposition au musée Malraux

Contrastant avec le centre moderne de la Ville du Havre dessiné par Auguste Perret, le musée Malraux, inauguré en 1961, est l’œuvre d’un architecte dissident de l’atelier de reconstruction, Guy Lagneau, associé à Raymond Audigier, Michel Weill et Jean Dimitrejvic.

Ancré face à la mer, le musée Malraux offre un volume lisse et transparent, assemblage de verre et d’acier, posé sur un socle de béton. Installé au dessus du toit, le paralume en lames d’aluminium est une performance technologique de l’ingénieur Jean Prouvé.
Le Signal, sculpture de Henri Georges Adam, encadre de béton un fragment du paysage et souligne avec force la situation exceptionnelle de l’édifice à l’entrée du port.

Récemment restructuré par Laurent Baudouin, le bâtiment a gardé l’ouverture d’un espace inondé de lumière tout en respectant les impératifs de conservation des œuvres. Confiée à Laurent Baudouin et Sandra Barclay, l’intégration de la donation Senn-Foulds dans les collections va permettre de retrouver en mezzanine la fluidité du projet initial. Un cabinet de dessins présentera, par roulement, les œuvres graphiques.  

La lumière
 
Grâce à sa structure, le musée Malraux dispose de vastes surfaces vitrées qui laissent pénétrer la lumière extrêmement variable du littoral normand, celle-là même qui a inspiré de nombreux peintres présents dans les collections. Avant d’inonder l’intérieur de l’édifice, cette lumière naturelle est soigneusement filtrée pour respecter les œuvres.

A l’est, un verre opalin atténue les rayons du matin tandis que la façade ouest est équipée de trois niveaux de filtration : une paroi de verre sérigraphiée croise ses lignes horizontales avec les lignes verticales des volets pivotants, tissant un quadrillage de densité variable. Lorsque les rayons lumineux entrent horizontalement, des stores complètent ce dispositif.
Au plafond, des dalles carrées translucides tamisent la lumière réfléchie par le « paralume » installé au dessus du toit. Les lames inclinées en « ailes d’avion » brisent les rayons du soleil et renvoient une douce luminosité au cœur du bâtiment.

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