Qu’il soit à l’état naturel, préservé, aménagé ou géré de manière écologique, le patrimoine naturel du Havre est des plus remarquables.
Observer une espèce d’oiseaux, découvrir la diversité des paysages ou comprendre le fonctionnement d’un écosystème côtier... de belles promenades s’offrent à vous ! Découvrez la plage du Havre et sa promenade maritime ainsi que le Cap de la Hève, les falaises, les valleuses et les galets qui font la beauté du littoral.
La plage et la promenade maritime
Lieu de promenade très prisé des Havrais, le front de mer se pare fièrement de ses attributs bleus et blancs dès les premiers rayons printaniers du soleil, tandis que la plage offre, en toute saison, le plaisir de flâner sur ses deux kilomètres de rivage. Vous pourrez rencontrer suivant les saisons : la mouette rieuse, le goéland argenté, la bécassine ou encore la grenouille verte qui arpente le petit cours d’eau de la promenade maritime au début du printemps. En dépit de son aspect « aride », la plage, constituée de sable et de galets, recèle en fait une vie intense. On y rencontre le plus souvent des espèces fouisseuses (couteaux, palourdes...) ou tubicoles (qui construisent un tube dans lequel ils vivent, comme les vers arénicoles). Lorsque la marée descend, le rivage dévoile ces nombreux trésors : moules, bigorneaux, crabes verts, étrilles et crevettes très convoités par les pêcheurs à pied.
Le Cap de la Hève
Le Cap de la Hève est un site naturel remarquable. Aujourd’hui protégé et aménagé pour la promenade, c’était autrefois une zone stratégique militaire pour la défense de la Baie de Seine. En parcourant le sentier pédestre aménagé, on peut y découvrir les anciennes constructions de la Batterie de Dollemard : blockhaus, plateformes à canons... Côté nature, les végétaux rencontrés sont caractéristiques des grandes falaises de bord de mer. Vous pourrez également apercevoir quelques espèces d’oiseaux migrateurs, tels le pinson des arbres, la grive musicienne, la linotte mélodieuse.
Les falaises
Situées dans la partie nord du Havre et communément appelé « le bout du monde », le rivage situé sous le cap de la Hève n’est en fait que le début de la célèbre côte d’Albâtre, connue dans le monde entier pour la beauté de ses falaises, symboles du Pays de Caux. Richesses du patrimoine havrais sur le plan de la biodiversité, les falaises sont également reconnues pour leurs intérêts géologiques et paysagers. Propice à la nidification, la falaise accueille mouettes, cormorans, pétrels, bernaches, bécassines sans oublier le célèbre pélican d’Antifer. Lapins et lièvres sont bien entendu présents, mais également des sangliers et quelques chevreuils. Côté flore, ces parois rocheuses imposent des conditions climatiques extrêmes aux plantes. On y trouve des ajoncs et des genêts, formant une lande dense, quelques pins sylvestres auxquels se mêlent trèfles et prêles. Pas moins de cinq sortes d’orchidées sauvages y ont élu domicile ainsi qu’une grande partie des ancêtres de nos plantes potagères, à savoir la petite oseille, le chou maritime à fleurs blanches qui pousse sur les galets, le chou jaune en haut de falaise, la betterave maritime, la barbe de bouc, la criste-marine ou passe-pierre, fenouil maritime.
Les valleuses
Le littoral cauchois est caractérisé par plus de 130 km de falaises de craie d'une hauteur moyenne de 100 mètres. Tout au long de son linéaire, de petites vallées côtières asséchées débouchent à mi-hauteur des parois abruptes en leur donnant un aspect découpé : les valleuses. Celles-ci présentent l'intérêt, pour les plus petites d'entre elles, de ne pas avoir trop souffert de l'urbanisation galopante. Parfois dangereuses, elles conservent un caractère sauvage et offrent de multiples habitats aux animaux. Elles sont reliées entre elles par la véloroute du littoral.
Les galets
Il faut 50 à 100 ans pour former un galet. Il provient du silex des falaises qui, roulé par la mer, perd environ 30% de matière pour prendre sa forme. Les galets constituent un cordon littoral, rempart naturel contre l’attaque des vagues. Moins ils sont présents sur la plage, plus la mer peut s’attaquer librement au pied de la falaise. Les galets bougent d’environ un kilomètre par an, c’est pourquoi différents ouvrages ont été construits pour en limiter le déplacement par la houle. Depuis 1985, leur ramassage est interdit sur les plages de Seine-Maritime.
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