L’Hôtel Dubocage de Bléville est l’une des plus importantes propriétés privées du quartier Saint-François pour le XVIIe et XVIIIe siècle. Elle fut celle du navigateur et négociant Michel Joseph Dubocage de Bléville (1676-1727) et de son fils Michel Joseph (1707-1756) historien naturalise et échevin de la ville du Havre.
Cet édifice remarquable, en partie classé Monument Historique, situé au cœur du Havre, se veut un espace muséal facile d’accès. Les nouveaux jardins à la française, tout comme les salles d’exposition du rez-de-chaussée et les salles d’études, sont en accès libre afin de permettre aux visiteurs de s’approprier les lieux et de créer, avec ce nouveau musée, un rapport simple et naturel.
Y sont exposés des objets, estampes, tableaux... faisant référence à l’histoire du Havre et à son port, valorisant ainsi une vie maritime riche et passionnante. Ces œuvres sont présentées dans une muséographie nouvelle, pensée pour coïncider avec l’histoire des lieux. Les salles d’exposition sont traitées comme des cabinets de collectionneurs (visite guidée tous les dimanches à 15 h 30), les réserves, quant à elles, sont accessibles les derniers samedis de chaque mois à 14 h. En dehors de ces rendez-vous, l’Hôtel Dubocage de Bléville propose des visites guidées aux groupes, sur réservation.
Les bâtiments et les jardins
L’hôtel Dubocage de Bléville se compose de deux bâtiments contigus du XVIIe siècle, l’un construit à pans de bois essentés d’ardoises, l’autre, édifié perpendiculairement au premier bâtiment est en brique et silex. Sur les cinq parcelles achetées par Michel Dubocage père et fils entre 1705 et 1739, des communs, détruits aujourd’hui, sont bâtis au sud de la cour. Endommagés pendant les bombardements de 1944, ils sont encore visibles sur des documents de 1953. A l’arrière de l’hôtel particulier, rue de Percanville, se trouve un autre bâtiment en brique, mitoyen par un côté, construit au début du XVIIIe siècle. Edifié sur certaines des parcelles achetées au début du XVIIIe siècle, il constituait les bureaux et les magasins de la maison de négoce Dubocage de Bléville. Il est dit « maison des veuves » car postérieurement il a abrité un centre d’accueil pour les veuves de marins. Il est occupé aujourd’hui par des associations. Entre 1826 et 1896, un passage entre les deux cours est créé, supprimant une fenêtre au rez-de-chaussée.
Devant les deux bâtiments principaux, une cour pavée, aujourd’hui redessinée, et des jardins à la française offrent à cet hôtel particulier un bel écrin, au cœur d’un des quartiers les plus anciens du Havre. Réalisés après la construction du quartier Notre-Dame, les travaux du quartier Saint-François commencent dès 1541 à la demande de François 1er qui fait appel pour se faire à Jerôme Bellarmato. Avec la création d’un plan d’urbanisme nouveau pour l’époque (plan orthogonal, perspectives, chaussées doubles…) l’architecte siennois va faire du quartier Saint-François un lieu plaisant, lumineux et attractif.
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