La façade de la maison est construite en pierre de taille, bonne indication quant au niveau social de son premier propriétaire.
Elle s’établit sur cinq niveaux, très marqués de l'extérieur : un rez-de-chaussée à usage d’entrepôt et d’écurie, un entresol et trois étages. Les pièces se succèdent en plan rayonnant autour d’un puits de lumière, apportant au lieu élégance et mystère. La façade est typique de l’architecture Louis XVI et du retour au classicisme avec colonnes, fenêtres à entablement, balustres et corniche supérieure.
Le puits de lumière
Toute l'architecture et les styles du Louis XVI au "Pompéi" sont illustrés dans cette demeure. Mais la grande originalité de la Maison réside dans son puits de lumière. Commencée par un octogone, sa structure s'achève au dernier étage par un cercle. Toute l'organisation spatiale de la maison s'effectue à partir de lui. L'on ignore s'il était prévu pour être couvert ou si la verrière n'est qu'un rajout postérieur. Le décor en bois et plâtre est une transition entre le style classique et le style "Pompéi". Il est dû à l’architecte Pierre-Adrien Pâris (1745- 1819), originaire de Besançon et ancien dessinateur du cabinet du roi. Certaines fenêtres et portes sont elles aussi exceptionnelles par leur courbure.
Une maison-musée
Quelques pièces sont traitées à la manière de salles d’exposition présentant la ville, son port ou ses négoces. Les autres sont les appartements, les cabinets de curiosités, la bibliothèque ou le cabinet de travail d’un riche négociant havrais qui aurait pu connaître Louis XV et dont les enfants, succédant au père, seraient morts aux environs de 1850. L’ambiance, l’intimité, la sociabilité emmènent le visiteur vers les codes sociaux et esthétiques d’une page de l’histoire faite de tumultes et de changements, et où les habitats les plus nobles cherchent le confort et l’élégance antique.
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