La programmation s’ouvrira les 3 et 4 mars avec "Le spectacle qui n’existe pas" de Sarah Crépin et Étienne Cuppens. Présentée au Volcan, cette pièce à écouter convoque une hallucination collective : rien n’est vraiment montré, tout se fabrique dans l’esprit du public. Dans un tout autre registre, "Virage" de Juliette Fribourg et Shane Haddad (3 au 5 mars, Théâtre des Bains-Douches) dissèque l’absurdité du culte de la vitesse à travers la mort d’une pilote de Formule 1, entre tribunal, plateau télé et fiction éclatée.
Le festival explore également le théâtre documentaire avec "Affaires familiales" d’Émilie Rousset (11 et 12 mars, Le Volcan), une plongée de près de deux heures trente dans les récits d’avocates et de justiciables européens, où se croisent gestation pour autrui, enlèvements d’enfants et luttes juridiques. Plus intime, "Je suis 52" de Claire Chastel et Camille Joviado (10 au 13 mars, Le Volcan) mêle magie et confession autour de l’histoire universelle des cartes à jouer.
De la scène à l’espace public, une création en mouvement
Déviations se distingue aussi par sa capacité à investir différents lieux et à s’adresser à tous les âges. Le jeune public n’est pas relégué en marge : "Le spectacle qui écoute enfin la parole des enfants" de Lola Giouse (19 au 21 mars, Le Volcan) renverse avec humour la domination adulte, tandis que "Les songes d’Angèle" (18 au 20 mars, Le Volcan) convoque un univers onirique dès 3 ans. En clôture, la compagnie Peeping Tom présente "Diptych" (20 et 21 mars, Le Volcan), un huis clos chorégraphique saisissant, avant que "Les Baigneurs" de Clédat & Petitpierre ne s’invitent au MuMa, le 21 mars, pour une performance déambulatoire aux allures de farniente absurde.
Pendant le festival au Volcan, ne manquez pas l’exposition "Map of time" de l’artiste pluridisciplinaire havrais Simon Le Cieux et la soirée dansante "DJ set Dancefloor is lava !", juste après la représentation de Diptych.
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