L’ADN. On croit tout savoir de lui - et pourtant, c’est lui qui sait tout de nous. Mémoire invisible, il traverse les générations, tisse nos origines, murmure ce que nous ignorons de nous-mêmes. Si ses secrets commencent aujourd’hui à se dévoiler, c’est grâce à une image. Une empreinte fragile et décisive, capturée en 1952 par la chercheuse britannique Rosalind Franklin : la célèbre « Photo 51 » . Un instant suspendu qui a ouvert la voie à la compréhension de l’infiniment petit, là où tout commence.
C’est sur ces traces que s’inscrit l’une des pièces proposées par la manifestation Sur les épaules des géants, au Théâtre de l’Hôtel de Ville. Inspiré de faits réels, ce thriller nous entraîne dans une vertigineuse quête de vérité. Celle de Tomas, jeune Américain qui croyait connaître sa vie. Jusqu’au jour où un test ADN fait vaciller ses certitudes : l’enfant qu’il élève n’est pas son fils, mais son neveu. Un frère inconnu surgit dans l’ombre. Puis tout bascule.
Sa mère, sur le point de parler, est retrouvée assassinée. Et Tomas devient le principal suspect. Commence alors une course contre le silence et contre le temps. Une plongée dans les secrets enfouis, où la science devient à la fois révélatrice et vertige. Car parfois, au cœur de nos cellules, se cache une vérité que l’on n’était pas prêt à entendre.